29 novembre 2007
Oublions l'environnement, militons pour le bon sens
Les français se prétendent collectivement préoccupés par l'environnement mais lorsqu'on se penche sur leurs comportements individuels la proportion de vertueux chute considérablement.
Nous sommes techniquement capables de construire des logements neutres énergétiquement (et même des immeubles qui produisent plus d'énergies qu'ils n'en consomment) au prix d'un sur-coût qui varie selon les technologies et les situations.
L'idée n'est absolument pas de construire systématiquement ce type de logement partout et tout le temps dans l'immédiat, mais à chaque fois de se poser la question en ces termes : pourquoi payer ce que l'on peut produire soit même ?
Ainsi, au lieu de perdre du temps et de l'énergie à essayer de convaincre que nos comportements ont une incidence sur l'état de la planète, nous allons désormais nous contenter de faire appel au bon sens financier de chacun.
Et vous verrez que sans avoir à argumenter des heures, les chiffres parlerons d'eux-mêmes.
Dites à quelqu'un qu'il(elle) peut économiser x% sur sa facture énergétique et vous aurez aussitôt son attention, vous ne militez plus mais parlez affaires.
A ce jour la prise de décision se fait sur la question suivante : en combien de temps le sur-coût est remboursé par les économies sur la facture énergétique.
Au fur et à mesure de la diffusion des différentes technologies, et puisque l'état dans la foulée de ses bonnes intentions actuelles mettra en place divers dispositifs de plus en plus incitatifs, le sur-coût ne pourra que baisser considérablement laissant place à une décision de bon sens sans nécessité de calcul.
Il deviendra logique pour tout le monde que, pour autant que cela soit possible, il est stupide de payer ce que l'on peut produire soi-même.
26 novembre 2007
Pourquoi Maud Fontenoy n'est-elle pas partie en Chine avec Nicolas Sarkozy ?
Mon quotidien m'informe de choses de grande importance : qui accompagne ou n'accompagne pas Nicolas Sarkozy lors de ses déplacements à l'étranger.
Si Maud Fontenoy ne l'accompagne pas en Chine, cela n'a sûrement aucun rapport avec le geste immortalisé par la photo sur la gauche.
Tatiana Golovin n'est pas du déplacement non plus, et même si je n'ai pas de photo d'elle nue pour illustrer, croyez bien qu'il y a forcément une bonne raison à sa non présence.
Mais tout ça, c'est moi qui le dit, ça n'a donc rien de sérieux.
Par contre, mon quotidien a accordé il y a peu 1/4 de page à Alain Delon pour faire état de sa colère de n'avoir pas été prévenu qu'il partait et finalement ne partait plus avec "son ami".
Ensuite me sont expliquées les raisons de l'absence de Rama Yade, alors que Rachida Dati est du voyage.
Pour finir, j'apprends que le président a emmené avec lui sa maman et un de ses fils.
Par contre, je n'ai pas eu le droit à un seul mot là-dessus : à quel titre ces personnes sont-elles conviées à accompagner Nicolas Sarkozy ?
21 novembre 2007
En marge du show présidentiel
Alors que nombre d'entre vous déplorent que Nicolas Sarkozy n'a pas pris le temps d'aller régler personnellement le conflit des scénaristes de séries TV américaines, que d'autres encore plus nombreux pestent parce que leur bon vieux train de 7h28 ne circule pas comme d'habitude pour cause de grève, les négociations sur la réforme du marché du travail continuent à se dérouler dans un grand silence médiatique.
Le MEDEF semble déjà avoir acté la mort programmée du CNE puisqu'il réaffirme que tout licenciement doit faire l'objet d'une justification de l'employeur.
Pourtant la 9ème réunion a pris fin sur un constat de désaccords d'importance entre repésentants des travailleurs et du patronnat :
Le MEDEF souhaite l'allongement de la durée de la période d'essai entre 6 mois et un an pour un employé en CDI et jusqu'à un an pour un cadre.
Il réclame aussi la création d'un contrat de mission ou de projet (+ de 18 mois) qui ressemble étrangement à ce dont je parlais dans ce billet daté de janvier 2004.
Enfin, le patronat souhaite l'instauration d'une rupture de contrat à l'amiable entre employeur et salarié.
Les syndicats de travailleurs sont bien entendu pour l'instant fermement opposés à ces 3 propositions du MEDEF.