Responsable(s)

Soyons des citoyens responsables

22 décembre 2007

Les chiffres bruts et ce qu'ils veulent [leur faire] dire

StatsLes chiffres doivent être lus avec beaucoup d'attention et de précautions, vous le savez bien.

Encore un exemple récent issu de chez INSEE himself : les revenus des français.

Le revenu médian pour une personne est de 1 350 euros.
A partir de ce revenu médian, on calcule le seuil de pauvreté en divisant par 2 = 675 euros, ce qui représente un peu plus de 3 millions de personnes soit environ 6% de la population.

C'est ce qui se fait en France, mais en Europe le seuil de pauvreté est calculé non pas à 50 mais 60% du revenu médian ce qui donnerai : 810 euros pour le seuil de pauvreté concernant pas loin de 6 millions de personnes soit 12% de la population.
C'est sur ces derniers chiffres qu'il me semble avoir entendu communiquer récemment.

Signalons que :
le seuil des 10% les plus pauvres et de 760 euros
le seuil des 10% les plus riches et de 2 560 euros

Posté par kesjendi à 12:56 - Repères en chiffre(s) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


19 décembre 2007

Travailler plus pour consommer plus

ikea3_mLoin de la com' millimétrée de superkozy il y a ce qui se passe concrètement dans notre pays qui bouge :

Ainsi est actuellement discuté au Sénat un projet de loi pour le développement de la concurrence au service des consommateurs.
Je vous parle de ça pas parce que ça me passionne, mais parce que j'ai entendu la semaine dernière la sénatrice Isabelle Debré (UMP) évoquer sur une chaîne d'information en continu l'amendement qu'elle souhaitait déposer pour selon ses termes l'ouverture le dimanche des commerces d'ameublement en Ile de France en contrepartie d'une rémunération d'au moins 150%.
J'ai donc voulu savoir ce qu'il en était et parmi les 198 amendement déposés, je tombe sur celui qui m'intéresse et qui a été adopté. Pour le comprendre correctement, il me faut prendre connaissance de l'article L221-9 du code du travail qu'il vient compléter.
Surprise, j'ai bien compris ou ça ne se limite pas à l'Ile de France ? Et quid de la rémunération ?

Il ne s'agit ici clairement pas d'oeuvrer en faveur du pouvoir d'achat mais de permettre de consommer.

P.S. : Heureusement qu'il y a internet pour aller chercher ce genre d'infos, mais c'est franchement compliqué.

Posté par kesjendi à 14:13 - Actualité(s) - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 décembre 2007

Entre nous la confiance est rompue

lingot

Dans la foulée de la crise des subprimes, la sphère financière connaît actuellement une grave crise de confiance qui a obligé les principales banques centrales à intervenir pour éviter que la situation ne devienne catastrophique. .

Comment en arrive-t-on à ce genre de situation ?
Le système est bâti sur la confiance mutuelle des acteurs financiers, hors actuellement cette confiance est rompue.

Tentative d'explication :

Je suis trader et mon métier est pour simplifier d'acheter/vendre des devises et prêter/emprunter de l'argent. Tout cela se fait sur un marché de gré à gré, c'est à dire qu'on se met d'accord sur une transaction (en général par téléphone) qui se finalise ensuite sous 2 jours.

Cela implique d'avoir confiance en son interlocuteur, car (et on omet ici volontairement les outils de couverture des risques) si jamais il n'honore pas sa partie du deal, ça peut poser un gros problème : imaginons qu'il m'a vendu des dollars en échange d'euros et que le moment venu il ne me fournisse pas les dollars en question. Dans l'intervalle j'ai moi-même vendus ces dollars à une ou plusieurs autres contrepartie : pour compenser sa défaillance je vais devoir emprunter ces dollars ce qui va me coûter de l'argent.

Pour résumer, si un jour une de mes contrepartie me plante, ma confiance va quelque peu s'émousser. Comme je ne peux pas lui refuser une transaction, la seule chose que je peux faire c'est fixer un prix suffisamment cher pour couvrir le risque que je pense courir avec lui, ou alors fixer un prix tellement cher que mon interlocuteur refusera de faire la transaction.

C'est en gros ce qui se passe dans le prolongement de la crise des subprimes : certains ont besoin d'emprunter de l'argent mais ceux qui pourraient prêter craignent de ne pas être remboursés comme convenu, ils fixent donc des taux exorbitants, ce qui fait que le taux de marché augmente. Si le taux de marché augmente trop et surtout sur une trop longue période, il risque d'y avoir engorgement poussant à la faillite certains des emprunteurs les plus fragiles.

C'est là qu'interviennent les banques centrales en mettant à disposition des liquidités à des prix inférieurs au prix de marché.
Ainsi, les emprunteurs pourront couvrir leurs besoins immédiats, mais surtout les prêteurs seront incités à baisser leurs taux pour revenir dans le jeu (et oui, ils sont pragmatiques : si les transactions se font quand même, autant qu'elles se fassent avec eux).

Voilà donc ce qui se joue actuellement : les banques centrales essaient de sauver les meubles pour tenter d'éviter qu'une crise liée à l'incurie de l'économie américaine ne devienne mondiale.

Posté par kesjendi à 18:28 - Comprenons le monde qui nous entoure - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 décembre 2007

Le séjour de Kadhafi à Paris a clairement posé de gros problèmes

nelson_monfortLa blogosphère s'est largement fait l'écho de ce que la venue et le séjour de Kadhafi à Paris pouvaient poser comme problèmes.

Ceux qui comme moi ont assisté à l'interview sur France 2 auront constaté un problème extrêmement embêtant de traduction : qu'est-ce qui nous prouve que les questions et réponses ont été correctement traduites par le type qui a bafouillé durant pas loin d'1/4 d'heure ?

Si au moins j'avais vu à l'antenne le gars qui est sur la photo un peu plus haut à gauche, je n'aurais pas le moindre doute sur le sérieux de cette interview.

Posté par kesjendi à 13:34 - Ouèbe-rie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 décembre 2007

1984 : Comment Steve Jobs a failli révolutionner l'informatique

macintosh_caseJe vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître :
Nous sommes en 1984 et Steve Jobs et Apple lancent le désormais fameux Macintosh avec cette pub dans laquelle ils contestent le quasi monopole d'IBM associé à Microsoft pour le système d'exploitation.
Apple n'a payé que pour une seule et unique diffusion à la mi-temps du Super Bowl.
Le buzz (on n'utilisait sûrement pas ce terme à l'époque) avait ensuite assuré de nombreuses diffusion gratuite.
A l'époque, Jobs porte barbe et sandales et prête même une de ses machines à Bill Gates pour y développer un logiciel.

Aujourd'hui, Apple lance sur le marché un téléphone qui est censé fonctionner uniquement  avec l'opérateur téléphonique qu'il a choisi.
On est loin de l'esprit des débuts, non ?

Posté par kesjendi à 17:51 - Ouèbe-mémoire - Commentaires [2] - Rétroliens [1] - Permalien [#]

06 décembre 2007

Est-ce que j'ai l'esprit tordu ?

BatBoostStoreAu risque de vous paraître tordu je pose quand même la question que j'avais préféré omettre dans ce billet récent :

Avant de vous décider à acheter un chargeur d'accus, vous posez-vous la question du nombre de charges nécessaires à son amortissement ?

Posté par kesjendi à 16:28 - Questions ouèbe-xistentielles - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 décembre 2007

Ca y est les amis, j'ai enfin changé

LINUX1Ces derniers jours, j'ai été tellement occupé à réfléchir à la distribution Linux que j'allais adopter et puis surtout à la façon dont j'allais migrer, que je suis passé à coté de tout un tas de choses.

Ainsi, je l'avoue, je suis incapable de vous dire à cet instant précis où se trouve Nicolas Sarkozy : Chine, Algérie, Colombie ?
Pas plus que je ne peux dire avec qui il est : Rama Yade, Rachida Dati, Laurence Ferrari (je ne vois pas pourquoi, elle n'est pas au gouvernement) ?

Plus grave encore, je n'avais même pas remarqué que Nicolas J avait mis un lien vers ici depuis un de ses autres blogs.
Et que surtout ce lien avait amené ici des gens qui d'habitude ne viennent pas et qui sont repartis aussitôt.

Bref, je pourrais commencer à vous expliquer pourquoi j'ai décidé de passer sous Linux et plus exactement dans le monde "libre", et puis enchaîner sur la migration elle-même, mais je ne le ferais pas.
Je me contente juste d'un print screen de mon nouveau bureau Ubuntu et de ce qu'il peut -entre autre- faire :

Capture

Après tout, ce billet est juste un prétexte.

Posté par kesjendi à 20:30 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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