19 décembre 2007
Travailler plus pour consommer plus
Loin de la com' millimétrée de superkozy il y a ce qui se passe concrètement dans notre pays qui bouge :
Ainsi est actuellement discuté au Sénat un projet de loi pour le développement de la concurrence au service des consommateurs.
Je vous parle de ça pas parce que ça me passionne, mais parce que j'ai entendu la semaine dernière la sénatrice Isabelle Debré (UMP) évoquer sur une chaîne d'information en continu l'amendement qu'elle souhaitait déposer pour selon ses termes l'ouverture le dimanche des commerces d'ameublement en Ile de France en contrepartie d'une rémunération d'au moins 150%.
J'ai donc voulu savoir ce qu'il en était et parmi les 198 amendement déposés, je tombe sur celui qui m'intéresse et qui a été adopté. Pour le comprendre correctement, il me faut prendre connaissance de l'article L221-9 du code du travail qu'il vient compléter.
Surprise, j'ai bien compris ou ça ne se limite pas à l'Ile de France ? Et quid de la rémunération ?
Il ne s'agit ici clairement pas d'oeuvrer en faveur du pouvoir d'achat mais de permettre de consommer.
P.S. : Heureusement qu'il y a internet pour aller chercher ce genre d'infos, mais c'est franchement compliqué.
18 septembre 2007
C'est pas parce que je n'ai rien à dire qu'il n'y a rien à lire
Absent depuis quelque temps déjà de cet espace, j'avoue n'avoir pour l'instant pas grand chose à dire sur ce qui se passe actuellement.
Beaucoup a été dit avant les élections et en ce moment je ne me sens pas écrire quoi que ce soit, et ne parviens pas à faire autre chose que regarder comment le navire va sombrer...
Il y a beaucoup à lire chez les copains, alors ne vous privez pas de cliquer sur la colonne de droite.
Deux initiatives ayant suscité mon intérêt, je vous facilite la tâche pour y accéder en 1 clic et un seul :
Un blog coopératif dont le nom se suffit à lui même.
Filaplomb a un projet qui mérite votre attention, souhaitons lui bonne chance et si possible, chacun à notre niveau, soutenons cette belle idée.
26 juin 2007
Vous ne savez pas gérer un budget ? Demandez à la fine équipe.
Comment fait-on lorsqu'on a des dettes pour continuer à vivre le même train de vie, voire faire quelques cadeaux à quelques uns ?
On vend une partie des bijoux de famille pour combler un peu le trou qui se creuse.
Ainsi l'état a cédé 130 000 de ses actions France Telecom soit 5% pour un montant de 2,65 milliards d'euros qui doivent servir à réduire une partie de la dette.
Dette estimée fin 2006 à 1 142 milliards d'euros.
La fine équipe nous explique que dans un budget chaque compartiment est hermétique et que donc ils n'y a aucun rapport entre le paquet fiscal d'environ 11 milliards et cette opération, l'une ne servant pas à financer partiellement l'autre.
Reste que l'état s'ampute de quelques 160 millions d'euro de dividende sur la base des estimations pour 2007.
Rassurez vous il reste encore pour pas loin de 220 milliards d'euros de bijoux de famille à céder au coup par coup pour le seul avantage de quelques uns.
22 juin 2007
Airbus reprend la tête avant de réduire la voilure ?
A l'occasion du salon du Bourget Airbus a repris la tête devant Boeing en terme de nombre de commandes de ses avions qu'il a du mal à construire dans les délais impartis.
Si les commandes se confirment, Airbus aura donc près de 900 avions à construire et surtout livrer dans les temps.
Louis Gallois réaffirme pourtant que l'application de power 8 est plus que nécessaire, et encore une fois menace d'un nouveau tour de vis social en Europe si le dollar continuait à baisser face à l'euro.
Un chantage message clairement adressé à la BCE dont la politique est régulièrement critiquée, notamment en France.
19 juin 2007
Ouverture de la négociation sur la réforme du travail
Pour cause de remaniement du gouvernement la rencontre de ce jour entre organisations patronales et organisations syndicales passe presque inaperçue, elle n'en est pas moins d'une grande importance.
C'est en effet aujourd'hui qu'ils devraient décider d'ouvrir une négociation sur la réforme du travail, l'ordre du jour concernant pour l'instant les modalités de cette négociation.
Négociation globale sur plusieurs fronts, négociations par volets, calendrier, ...etc.
Rappelons que François Fillon leur a laissé jusqu'à la fin de l'année pour aboutir à des accords en l'absence desquels il déciderait de légiférer.
Le MEDEF a une proposition qui lui tient à coeur, et à laquelle les syndicats sont (pour l'instant ?) opposés, la séparabilité. Il s'agit d'introduire dans le droit du travail la possibilité pour un employeur de se séparer d'un employé à l'amiable.
Ce serait ni plus ni moins qu'individualiser le licenciement, le montant des indemnités se décidant au gré à gré (un peu comme pour un divorce, l'exemple ayant été pris par Laurence Parisot elle-même), et donc étant complètement déconnecté de ce que prévoient le code du travail ou les conventions collectives.
Le MEDEF a décidément en terme de travail deux obsessions jamais satisfaites : le "poids écrasant" du coût du travail dans les entreprises et la "difficulté" à se séparer de ses employés quand et surtout aussi facilement qu'il le souhaite.
10 février 2007
Rationalité(?) économique
Alors qu'Alcatel-Lucent annonce un bénéfice net 2006 en baisse de 68,8% à 522 millions d'euros et propose à ses actionnaires un dividende par action de 0,16 euro soit près de 369 millions d'euros distribués, le titre, lui, enregistre une hausse de 2,46%.
La raison ?
La société à confirmé son plan d'économies de coûts.
Elle a même accentué l'"effort" nécessaire et prévoit 1,7 milliards d'euros d'économies sur 3 ans, dont 600 millions pour 2007.
Comment ?
En supprimant 12 500 postes à travers le monde (au lieu des 9 000 initialement prévus) soit 15,8% de son effectif.
==> 1 500 suppressions de postes en France.
Conclusion ?
Planifier des économies à venir permet de rassurer les investisseurs sur les mauvaises moindres performences actuelles.
09 février 2007
En vrac
La tête encore embrumée de la dizaine de jours de vacances dont je rentre tout juste, je capte en vrac les "informations" suivantes :
DSK a remis à Ségolène Royal le rapport qu'elle lui avait commandé sur une clé USB
José Bové risque de mener campagne au sein d'une prison ou avec un bracelet électronique
L'équipe de France de football a perdu en match amical contre l'Argentine 0 à 1
Malgré un important déploiement d'énergie policière au moins deux scooters volés n'ont pas été retrouvés
Le déficit commercial extérieur français en 2006 est de 29 milliards d'euros "expliqué" par une forte hausse de la facture énergétique
Les fonctionnaires, cheminots et enseignants ont manifestés ce jeudi pour l'emploi et les salaires
Nicolas Sarkozy réaffirme qu'il restera au ministère de l'intérieur jusqu'aux alentours du 20 mars
Charlie Hebdo est poursuivi en justice pour avoir publié des caricatures de Mahomet
L'Olympique Lyonnais est entré en bourse avec succès au prix de 24 euros l'action
Voilà, pour l'instant je ne suis pas en état de faire autre chose que de mettre tout ça en vrac...
23 janvier 2007
Fiscalité(s) en chiffres
L'ISF qui fait tant parler de lui, celui qui serait en partie responsable de la fuite des "forces vives" à l'étranger, représente 3,5 milliards d'euros et concerne 350 000 foyers fiscaux (1% des contribuables).
L'IR génère 57 milliards d'euros payés par 16 millions de foyers fiscaux soit 46% des 35 millions de contribuables.
La TVA rapporte 152 milliards d'euros.
Déficit budgétaire 2006 (chiffres définitifs)
Bercy a annoncé que le déficit budgétaire pour 2006 s'élève finalement à 36,16 milliards d'euros.
Sont précisés les éléments suivants :
- Le déficit de l'état (hors collectivités locales et sécurité sociale) représente désormais un peu moins de 2% du PIB.
- Amélioration du déficit par rapport à 2005 de 7,3 milliards d'euros.
- Les dépenses de l'état 2006 ont été de 266 milliards d'euros.
- Plus-values de recettes fiscales de 10,2 milliards d'euros dont : IR : +1,1 milliard ; IS : +6,4 milliards ; TVA : +1,4 milliard ; ISF : +450 millions.
04 janvier 2007
Déficit budgétaire 2006
Le ministre délégué au budget, Jean-François Copé, a annoncé que le déficit budgétaire pour 2006 sera finalement entre 38 et 39 millions d'euros (contre 42 millions prévus) grâce à des rentrées fiscales plus importantes que prévues (TVA et impôt sur les sociétés).

