L'amorale politique
Dans la circonscription où je vote il doit bien y avoir une quinzaine de candidat(e)s aux élections législatives. C'est beaucoup, je pense même que c'est trop.
Je ne me suis pas encore intéressé à qui se présente et pour quel parti, ce n'est d'ailleurs pas le sujet de ce billet.
Non, le sujet qui me préoccupe c'est l'actuel député de ma circonscription : il se représente, c'est donc le député sortant.
Il brigue donc son quatrième mandat et ça ça me gêne beaucoup.
Pourquoi ça me gêne ?
Parce que ledit député a été condamné en décembre 2006 à 3 ans inéligibilité pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux.
Il a fait appel de cette condamnation et peut donc se représenter en toute quiétude.
On ne peut pas voter pour un type qui a été condamné pour des faits commis lors de l'exercice d'un mandat électif.
Mais pourtant beaucoup de gens le font, voter pour quelqu'un qui a magouillé ou tapé dans la caisse.
Il les réélisent même parfois confortablement une fois qu'ils ont purgé leur peine.
J'ai du mal à comprendre ça, mais soit pourquoi pas : le gars a payé, il a peut-être changé.
Mais là, le type n'a pas purgé sa peine puisqu'il en a fait appel. Il a été jugé coupable, mais l'appel étant suspensif il redevient présumé innocent à ce qu'il parait.
Et des gens, plein de gens, trop de gens voteront pour lui.
Quel score fera-t-il ? Je ne suis pas impatient de le savoir, ce sera toujours trop.
Sera-t-il réélu ? C'est pas impossible malheureusement. Je ne le souhaite pas, je ne l'espère pas.
Je verrais donc au soir du premier tour combien de personnes se foutent que le candidat pour lequel ils votent ai été reconnu coupable de corruption passive, et souhaitent donc le voir exercer un nouveau mandat.